The Eighties in France represent, for all persons in their forties today which knew them at the age of 20, a true cultural explosion.
On ashes of the English punk movement, hardly born and hardly recovered, is born a music scene prolific, unorganized, voluntary and energetic more or less supported by a new politic power in place since 1981 which sees in it the transfigured image of a new youth full with hope.
However, this French scene is rather dark, anarchistic, nihilist, independent and alternative.
It swallows, mixes, engorge and spit out at the same time the energy of the English punk-rock'n'roll, a kind of social cynicism, a poetic spleen and a electro-pop lightness.
This unusual combination of new instruments (keyboards, sequencers, drum-boxes…) and from “traditional” instruments (guitar, bass), whose punk movement and DIY (“do it yourself”) invited to the use without training and method, will give rise to a new, modern and dynamic sound.
The very recent free radios, the small concert halls, the fanzines, the associations will be the essential allied forces of this time associated with a feeling that all becomes possible.
The influence of major groups such as Joy Division or Métal Urbain will be perceptible in many French productions of the Eighties. Most of this French youth will continue in this cold and dark posture, cheeky and smart, concerned as much with sound, lyrics, behaviour, fashion, picturing and visual art.
It is well a total cultural movement which settled and which returns to us always young and proud 30 years later.
« Des jeunes gens modernes », « So young but so cold », « Frenchy but chic », « Ruines & vanités », « Bippp », « Transmission », « RVB transfert », « Movement », « Infrastition », « Nordwaves », « Brouillard définitif » … « en-avant-comme-avant » … It does not matter the bottle stamp, provided that one has the cold intoxication of this French music of the Eighties.

>>TRAXLIST>>JUIN>>2008>>JUNE>>2008
Générique en-avant-comme-avant
Les années 80 en France représentent, pour tous les quadras d’aujourd’hui qui les ont connues à l’âge de 20 ans, une véritable explosion culturelle.
Sur les cendres du mouvement punk anglais, à peine né et à peine récupéré, naît une scène musicale prolifique, inorganisée, volontaire et énergique plus ou moins soutenue par un nouveau pouvoir politique en place depuis 1981 qui voit en elle l’image transfigurée d’une nouvelle jeunesse pleine d’espoir.
Pourtant, cette scène française est plutôt sombre, anarchique, nihiliste, indépendante et alternative.
Elle avale, mixe, ingurgite et recrache à la fois l’énergie du punk-rock anglais, une sorte de cynisme social, un spleen poétique et une légèreté pop-électronique.
Cette combinaison inhabituelle d’instruments nouveaux (synthés, séquenceurs, boîtes à rythmes…) et d’instruments « classiques » (guitares, basses), dont les mouvement punk et DIY (« do it yourself ») ont invité à l’usage sans formation et sans méthode, va donner naissance à un son neuf, moderne et dynamique.
Les toutes récentes radios libres, les petites salles de concerts, les fanzines, les associations seront les alliés essentiels de cette époque associés à un sentiment que tout devient possible.
L’influence de groupes majeurs tels que Joy Division ou Métal Urbain sera perceptible dans nombre de productions françaises des années 80. Une grande partie de cette jeunesse française s’affirmera dans cette pose froide et sombre, désinvolte et chic, tout autant concernée par la musique, les textes, l’attitude, la mode vestimentaire, l’image donnée et l’art visuel.
Il s’agit bien là d’un mouvement culturel global qui s’installa et qui nous revient toujours jeune et fier 30 ans plus tard.Il suffit de voir le phénomène de réédition musicale, de reformation de groupes, de compilations, de festivals, d’expositions pour se convaincre que cette période a marqué à jamais ceux qui l’ont vécu et peut-être au delà ?
« Des jeunes gens modernes », « So young but so cold », « Frenchy but chic », « Ruines & vanités », « Bippp », « Transmission », « RVB transfert », « Movement », « Infrastition », « Nordwaves », « Brouillard définitif » … « en-avant-comme-avant » … Peu importe le flacon estampillé, pourvu qu’on ait l’ivresse froide de cette musique française des années 80.

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